57 VENISE BIENNALE


  • 57 VENISE BIENNALE« Viva Arte Viva »
  • PERFORMANCE JELILI ATIKU
  • PARTICIPATION AïDA SCHWEITZER
  • "Mama Say Make I Dey Go, She Dey My Back": performance by Jelili Atiku at the preview of the 57th International Art Exhibition.
  • Venice, Arsenale, 12th May 2017
  • https://www.youtube.com/watch?v=HksbgVJ5KuE

Images courtesy ©Maus Contemporary | beta pictoris gallery

Recent work


  • Sometime in the Dark, 2017
  • mixed media on paper
  • 80 x 100 cm (drawing)
  • 2017 © Aïda Schweitzer

 

  • Thank you Satan, 2017
  • mixed media on paper
  • 80 x 100 cm (drawing)
  • 2017 © Aïda Schweitzer

  • Foetus in paradis, 2017
  • mixed media on paper
  • 80 x 100 cm
  • 2017 © Aïda Schweitzer

  • Sexual Disaster, 2017
  • mixed media on paper
  • 80 x 100 cm (drawing)
  • 2017 © Aïda Schweitzer

  • Hybride forest, 2017
  • mixed media on paper
  • 80 x 100 cm (drawing)
  • 2017 © Aïda Schweitzer

  • Penis varation, 2017
  • mixed media on paper
  • 80 x 100 cm (drawing)
  • 2017 © Aïda Schweitzer

MON CORPS, MES DROITS


AMNESTY INTERNATIONAL

Luxembourg

04–06-12-06|2016 Drawing – Installation – Performance

Les œuvres présentées interpellent le visiteur par son côté faussement naïf. Si on se penche  méticuleusement on comprend que le thème abordé relève d’une pratique toujours actuelle :les mutilations sexuelles féminines (MSF). Un brin de légèreté dans la dureté du sujet.

Installation: Et tes lèvres se sont tues, 2016
h 110 cm / 40 / 40 cm  dimension variable

La relation entre deux éléments, la corde et le vagin, choisie pour sa représentation à l’acte suicidaire dans cette installation prend toute sa dimension. A la fois résistante, ces jeunes femmes telles qu’elles sont et la violente subie par la mutilation imposée interroge le public. Le sort de ne pas avoir le choix d’être libre, de disposer de leur corps, d’être privée de plaisir sexuel, la souffrance engendrée sont autant de raison de se sentir concerné dans nos conditions occidentales de femmes.
Aïda Schweitzer ’visual artist’

Performance : Excision-Incision, 2016

Aïda Schweitzer & Georges Maikel

Dans les pays pratiquant les (MSF) cette coutume apparaît comme «une marque imposée» liée à l’appartenance au groupe, à la religion dans un contexte sociétal patriarcal…

La pression que subissent ces jeunes femmes les contraint à ne pas s’opposer, l’honneur familial, le cercle social est en jeu. Leur futur d’adulte «devenir femme» en étant excisée, paradoxe de cet acte dont les conséquences lourdes telles que la mort, psychologiques et physiques ne peuvent être tuent. Etre femme et coupée dans sa chair...

Les âmes vagabondes


  • Artiste en résidence, 2016
  • Sur invitation de Paul Schumacher
  • Kulturschapp Luxembourg

  • SCULPTURE IN PLASTER, SAND, 2016
  • 15x 12 cm
  • credit photo :© Aïda Schweitzer

- mixed media installation- variable dimension (2016) Artiste : Aïda Patricia Schweitzer

 

  • ‘Les âmes vagabondes’ | Aïda Schweitzer
  • Artist in residence
  • Kulturschapp Luxemburg
  • 18.06.2016 - 10.07.2016

 

Photo credit : Nadine Kohn
  • Artist in residence
  • Kulturschapp Luxemburg
  • 10.07.2016
  • Performance Aïda Schweitzer & Sylvia Camarda
  • Performance Sylvia Camarda

Le projet de résidence vise l’installation d’une œuvre occupant totalement l’espace.

Le caisson central par sa rotation évoque les phénomènes constants de migration, de mobilité et par opposition l’immobilité des corps noyés, échoués.

Comment ces exils forcés, ses phénomènes migratoires influenceront ils l’évolution démographique, culturelle de la planète? Quels impacts ont-ils sur la collectivité et surtout sur chacun d’entre nous ?

Le déracinement initie un parcours douloureux. Pour autant les racines, les traces de vécu douloureux ou pas demeurent visibles. L’abandon de son lieu de vie, de ses attaches « tout laisser » met la vie même en péril.

Nous nous considérons tous comme des victimes des attentats ‘je suis Charlie’. Comment notre solidarité aux drames des réfugiés se manifeste elle ? Ses atrocités risquent-elles de se banaliser?

L’artiste propose d’inviter des réfugiés syriens ‘demandeurs d’asile’ lors de sa résidence pour l’accompagner de façon concrète dans cette résidence d’artiste, tentant ainsi de libérer une parole, d’inventer d’autres perspectives, d’initier l’espoir autant que de créer des liens de fraternité autour d’un bel échange réciproque, culturel, et solidaire.

Les âmes vagabondes, la mort dans l’âme, ses expressions trouvent leur place dans le thème abordé. Les réfugiés quittent leur pays à contre cœur espérant trouver une terre d’accueil.

Leur racine comme un élément matériel et leur âme chargée de spirituel. Les âmes comme les corps traversent des frontières. Lorsque des êtres, des réfugiés trouvent la mort la matière périt, l’âme demeure, vagabondant au-dessus de la mer, des frontières, des territoires.

De tout temps l’âme est un sujet qui interpelle, interroge notre rapport à la mort, à la spiritualité, ses représentations, nos croyances. Les voix des intervenants enregistrées sur « bandes magnétiques », voix off « au-delà » se chargent symboliquement de rendre hommages aux âmes vagabondes, êtres disparus au cours de leur traversée vers un nouveau rivage…L’artiste propose ainsi un acte de mémoire à la fois grave chargée de poésie.

La Syrie pratique depuis des siècles la colombophilie, comme elle a était pratiquée dans les cultures occidentales, à Homs au cœur de la révolution syrienne, les pigeons voyageurs sont utilisés pour communiquer entre quartiers mais aussi avec d’autres pays voisins, portant ainsi des messages d’urgences, personnels, tactiques.

La présence de pigeons voyageurs dans ce projet donne à l’artiste l’occasion d’exploiter ce processus de messagerie porteur d’espoir, se proposant jusqu’à rétablir ainsi une communication avec la Syrie.

Note de l’artiste : J’ai pu constater que beaucoup de réfugiés ne sont pas valorisés et malheureusement s’ennuient (donc psychologiquement peuvent se sentir inutiles). Une façon de libérer la parole, une forme de ‘thérapie’ autour d’un thème qui nous tient toutes et tous à cœur…L’exil, la migration forcée mais aussi des messages d’espoir.

Les âmes vagabondes  (©)Texte: Jean Marc Aviance Luxembourg

Liens presse : http://tele.rtl.lu/emissiounen/artbox/3066111.html