Casino Luxembourg


TEMPORARY CONTEMPORARY
8 — 31.3.2021

Le 22 mars 2021, le Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain fête ses 25 ans. Dans le cadre d'un appel à projets lancé par le Casino Luxembourg, Les 25 projets retenus; Ouvrez les yeux et partez à la quête des 25 affiches réparties un peu partout dans la ville, ou de venir les admirer alignées l'une à côté de l'autre sur le panneau d'affichage à l’extérieur de l’«Aquarium», sur le boulevard Roosevelt.

Proposition Aïda Schweitzer: En portant un regard anticipatif et m'imaginer à quoi pourrait ressembler le Casino dans le futur, il m'est apparu indéniable que le bouleversement actuel que nous vivons modifie notre vision du monde, notre futur et plus intimement nous mêmes...Dès lors, anticiper n'est- il pas dépasser les représentations binaires? S'affranchir des modèles passés, nous questionner sur la nécessité de décoloniser nos interprétations, notre regard et proposer de nouvelles manières de lire le monde à travers de nouvelles perspectives que l'on retrouvera dans les futurs langages de la plasticité des artistes. Le futur se fera sous la révolution du regard.

Artistes :
Lucie Becker & Marie-Catherine Lux, Sven Becker, Emma Bervard, Éric Chenal, Stina Fisch, Lisa Folschette, Patrick Galbats, Bettina Ghasempoor, Dirk Kesseler, Reza Kianpour, Kontext, LAGERKULTUR / Sarah Hornung alias 0ptics0ul, Lala La Photo, Isabelle Mattern, Irina Moons, Christopher Morse, Patrick Muller, Chri(s)tophe Peiffer, Pouvoir d'achat, Anna Recker, Charles Rouleau, Aïda Schweitzer, Studio SNCDA / Sara Noel Costa de Araujo, Cathy Thill, Mike Zenari 
25 ans. 25 artistes. 25 affiches.

☛  https://www.casino-luxembourg.lu/fr/Agenda/Temporary-Contemporary

Voir aussi : Le clip rétrospectif réalisé par SKIN

Interview Al-Tiba9


Discover my online interview with Mohamed Benhadj,
Founder & Curator of Al-Tiba9 (الطباق)

Al-Tiba9 Art Magazine is an established international publication that showcases experimental and progressive contemporary art

Aïda Schweitzer is a Franco-Egyptian performance artist.
Aïda lives and works between Luxembourg and Brussels. Without learning in art school, her confusing work is based on "a no" partitioning, a distance from a formatted model, and challenges the established codes. Committed and feminist, her work plunges us into a poetic interiority of pure lines, a legacy of her travels in Asia. Her drawings haunted by an imagined bestiary whose fine lines are repeated in an almost obsessive gesture revealing freedom of expression that can be found in the composition of her plastic language. Favor the intimate where the association of forms, materials, and symbols intersect. The revisited memory, the invisible, and the visible are intimately linked in an almost mystical approach. In its performance, societal issues on the status of women occupy a central place.
 Interviewed by curator Mohamed Benhadj

Contemporary Art Magazine - Al-Tiba9 Contemporary Art
Artist Aïda Patricia Schweitzer - April 9, 2020

☛ https://www.altiba9.com/artist-interviews/aida-schweitzer-performance-feminist-performer-artist

Résidence d’artiste – Maroc


SITUATION TRACEE reportée

Artiste en résidence Aïda Patricia Schweitzer
Accompagnée par Julie Crenn – historienne de l’art et commissaire d’exposition indépendante
Sur invitation de Mohamed Rachdi Directeur de H2/61.26 - Casablanca, MAROC

Artiste autodidacte, Aïda Patricia Schweitzer (née en 1968) vit et travaille entre le Luxembourg et la Belgique. Elle développe depuis les années 2000 une pratique transdisciplinaire où son corps constitue la matrice centrale de sa réflexion plastique. Du dessin à la peinture, en passant par l’installation, la broderie et la performance, l’artiste s’empare d’une pluralité de médiums à des fins à la fois critique et poétique. Avec l’ambition de bousculer des codes, des formes et les matériaux, elle tend à déplacer les points de vue sur l’Histoire, les identités, les inégalités et les rapports de dominations qui existent par delà les époques et les cultures.

À l’occasion de sa résidence au H2/61.26 à Casablanca, Aïda Patricia Schweitzer travaille à une reconnexion avec son histoire intime. D’origines égyptienne, chaouie et française, l’artiste souhaite explorer une identité plurielle par le biais du voyage et du nomadisme en particulier. Très jeune, elle part en Égypte en quête de traces de son histoire. Elle rencontre sa grand-mère. Plus tard, elle poursuit les voyages et se rend au Maroc. Elle débute un séjour dans le désert, où elle fait la connaissance de Bédouin.e.s avec qui elle décide de rester un temps. Dans cette expérience de type introspective, elle découvre un mode de vie, des codes, une langue, une solidarité, un rapport au territoire. Au fil du temps, à la manière d’un patchwork, elle pense des liens entre ses origines et les rencontres. Les Chaouis, Berbères d’Algérie, sont un peuple nomade dont les objets, les pratiques et les symboles seront intégrés à d’autres éléments issus d’une histoire personnelle. Le personnel rencontre inévitablement le collectif. Le voyage physique et mémoriel entre l’Europe et l’Afrique du Nord constitue le point de départ d’une réflexion portée sur une histoire collective partagée, ainsi qu’une histoire personnelle dont l’écriture est en cours.

Le corps de l’artiste et le désert, envisagé tant comme un corps qu’un territoire, trouvent une place centrale au creux d’une recherche basée sur la mobilité, le mouvement, le nomadisme et la reconstruction. L’artiste mixe des symboles et des pratiques issus de différents héritages, de différentes cultures et histoires pour en faire ce qu’elle nomme un patchwork visuel, matériel et symbolique. L’installation, formée de matériaux à la fois artisanaux (céramique, henné, pyrogravure, broderie, papyrus) et industriels (palette, traces de pneu, wax) engage une pensée de la lutte, de la résistance et du dilemme. Une pensée située dans un entre-deux, une zone à la fois réjouissante, parce que nourrie d’apports culturels multiples, mais aussi une zone de conflits permanents vis-à-vis d’une histoire aux ramifications nombreuses. Au centre de l’installation, un sac de frappe entaillé à différents endroits se vide de son contenu. Le sable s’écoule et recouvre lentement le dessin d’une boussole tracé au sol. L’artiste traite ainsi du voyage, mais aussi des repères, de la rencontre et de la perte. Une violence s’établit dans l’interaction des éléments et des symboles. En ce sens, les coussins réalisés à partir de Dutch wax renvoient à l’histoire coloniale et à la question de l’authenticité culturelle (cette prétendue authenticité réclamée par les Occidentaux aux artistes racisé.e.s), ici mise à mal par des tissus devenus les symboles dichotomiques du colonialisme et du panafricanisme. L’artiste brode, tatoue et grave également des Adinkra, des symboles graphiques créés par les Akans et les Baoulés en Afrique de l’Ouest. Aïda Patricia fait ainsi apparaître les symboles de la persévérance, de la lutte ou de la féminité. Par eux, elle nous livre le récit fragmenté de son histoire dont elle rassemble les morceaux.

Situation tracée #1 fonctionne comme un rébus où sont articulés des codes, des symboles, des secrets, les éléments d’un langage crypté qui traduit une difficulté : celle de retranscrire et de donner forme à son histoire personnelle. L’œuvre est un autoportrait dont chacune des dimensions rejoint le corps central, le sac de frappe suspendu, percé et se vidant de son contenu. Un corps blessé. La réflexion plastique d’Aïda Patricia Schweitzer repose alors sur l’analyse, la mise en dialogue et le déplacement de symboles intimes et culturels. L’œuvre forme la synthèse d’une recherche interculturelle visant à une guérison, une réparation. À partir d’un corps, d’une histoire, Aida Patricia Schweitzer sculpte et brode de nouvelles trajectoires, des perspectives croisées, de violences sourdes, d’une mémoire commune.

Julie Crenn, février 2020

 

☛  Julie Crenn

☛  H2/61.26 - Casablanca-Maroc

 

Galerie des jours de lune – J’AI 800 ANS // REPORTEE!


J'AI 800 ANS

Sur invitation de Viviane Zenner, Directrice de la Galerie des Jours De Lune
Dans le cadre des festivités des 800 ans de la Cathédrale de  Metz & WEEK-END DE L’ART CONTEMPORAIN Grand Est : les 13, 14 et 15 mars 2020  

« J’ai 800 ans » est une exposition initiée par Viviane Zenner pour la galerie des jours de Lune et se déroulera du 13 Mars au 14 Septembre 2020. Elle s’inscrit également dans le cadre du Week-End d’art contemporain Grand Est. Cette proposition rend compte d’un certain état, tout subjectif soit-il, des pratiques de la création contemporaine.

Les praxis spécifiques qui la traversent et la fondent, se trouvent ici réunies en tentant d’en couvrir un champ suffisamment large, et loin d’être un simple inventaire. L’exposition se veut réactive. Le titre pose en lui les enjeux sous-jacents qui s’immiscent à chaque confrontation avec la cathédrale de Metz. Le contact avec elle passe par la vision mais la vue est-elle l’unique sens mis en œuvre ?

Du 13 mars au 14 septembre 2020

Présentation : le dimanche 15 mars à 15heures
weac : 13-14-15 mars 2020

Commissaire : Viviane Zenner

Galerie des Jours De Lune
Rue de l'Arsenal, 57000 Metz, France

Dossier de presse: Dossier de presse - J'ai 800 ans

Retrouvez-nous dans le cadre du Week-end de l'art contemporain Grand Est 2020 RDV incontournable avec l'art contemporain

Programme complet du Week-end de l'art contemporain 2020 en ligne: Programme complet - weac 2020